Deux opérations sont prévues cette année :

  1. Opération Portes ouvertes dans les centres de formation :
    Parce que 68 % des personnes handicapées qui ont suivi une formation trouvent un emploi dans les 6 mois, l’Etat, le Conseil régional d’Auvergne, l’Agefiph et le service d’insertion Cap emploi 43 souhaitent mettre l’accent sur les formations qui existent en Auvergne.
    Du 13 au 17 novembre 2006, 287 personnes handicapées ont été invitées par courrier à découvrir les métiers qui peuvent être préparés près de chez eux.
    Les centres de formation sont partie prenante et ouvrent leurs portes pour faire découvrir des métiers, des gestes professionnels…
    À la suite de ce courrier, un contact direct a été établi par CAP EMPLOI avec chacune des personnes pour expliquer la démarche, cibler les attentes et faciliter le repérage du centre de formation le plus approprié à son projet professionnel.
    Grâce à cette opération, les personnes en situation de handicap peuvent :
    - envisager un nouveau métier, une nouvelle formation,
    - découvrir des centres de formation,
    - discuter avec des professionnels…

    92 personnes ont manifesté leur intérêt à se former par rapport aux métiers qui recrutent et se sont engagées à se rendre dans au moins un centre de formation. 105 visites sont donc annoncées pour cette semaine dans les centres de formation qui veulent s’impliquer dans les parcours d’insertion des travailleurs handicapés.


  2. Opération "un jour, un métier en action" :
    Le principe est de permettre à une personne handicapée de découvrir individuellement, au cours d'une journée, un poste ou un métier, en binôme avec le salarié valide.
    L’intérêt de cette démarche est de
    => se recentrer sur l'emploi de façon concrète (mise en situation)
    => susciter des envies d'orientation
    => permettre de faire de la sensibilisation des salariés valides au handicap (un binôme partage une journée de travail)
    => communiquer en interne et en externe par rapport à cette expérience
    => permettre de constituer ou renforcer un réseau d'entreprises partenaires.

    Les entreprises intéressées pour participer à cette opération ont été contactées par un conseiller en reclassement de CAP EMPLOI, afin de proposer des candidatures et d’organiser la présence de travailleurs handicapés motivés.
    Pour info, des entreprises partenaires se sont mobilisées sur la Haute Loire, par exemple : DEFI MODE, à Langeac et à Yssingeaux pour un poste de mise en rayon ou de vente et PEM, à Siaugues pour un poste de secrétariat ou d’expédition.


L’organisation de ces journées devrait booster la qualification
des personnes handicapées et leur faciliter l’accès à l’emploi.

 

 

Pour plus d'infos :http://www.semaine-emploi-handicap.com/
 

 

"Monsieur le Préfet,
Madame la Directrice du Travail,
Monsieur le Directeur Délégué de l'ANPE,
Monsieur le Délégué Régional de l'AGEFIPH

Mesdames, Messieurs,


Je ne prendrai que brièvement la parole pour dire que notre association, la Sauvegarde de l'Enfant à l'Adulte, ne peut que s'associer sur le fond à une convention visant à créer des synergies entre partenaires avec pour objectif de renforcer le dispositif œuvrant à l'insertion professionnelle des personnes handicapées.
Le service EPSR, que gère notre association depuis une vingtaine d'années, a toujours exercé avec l'objectif de concilier l'économique et le social, et plus particulièrement les contraintes de rentabilité des uns, avec le droit au travail, à la responsabilité et à la citoyenneté des autres.

Chacun sait ici que la tâche n'est pas facile tant les intérêts divergent et que les préjugés sont tenaces (Einstein disait qu'il est plus facile de désintégrer un atome qu'un préjugé!), et chacun sait aussi que rien n'est jamais gagné en matière d'intégration professionnelle en milieu ordinaire.
Nous œuvrons dans un contexte mouvant, versatile, parfois hostile, qui impose de notre part beaucoup de rigueur, de bon sens, de diplomatie et d'humanisme. Le personnel de l'EPSR possède les qualités, la technicité et surtout la volonté de s'engager pleinement auprès des personnes handicapées exclues de l'emploi et nous pensons être des partenaires efficaces.

Cette volonté est aussi sous-tendue par un réel souci de qualité et sur cette question je souhaiterai rappeler que la croissance des objectifs, telle que nous l'observons ces dernières années, nous inquiète quelque peu dans le sens ou elle se traduit par une charge de travail plus importante et, de ce fait, une disponibilité moindre vis-à-vis des usagers du service et des employeurs.

Même si nous avons une volonté régulière d'optimiser nos moyens, méfions nous de cette démarche du "toujours plus", que nous critiquons habituellement dans le secteur industriel et commercial. Car ce qui est bâti hâtivement n'est généralement pas durable et à plus longue échéance se traduit par une dégradation du service rendu. Méfions nous donc de ne pas modifier le sens donné initialement au "P" et au "S" du sigle EPSR, et de ne pas entrer dans une logique quantitative de placement au préjudice de l'accompagnement et du suivi ; car c'est essentiellement à ce niveau que s'ancre la légitimité de l'intervention d'une association telle que la nôtre.

L'enseigne "CAP EMPLOI" et la forme de "RÉSEAU", nous semble afficher clairement l'existence d'une capacité opérationnelle forte et un objectif commun visant le droit au travail des personnes handicapées. Nous souhaitons que cette nouvelle dynamique se traduise par une évolution positive des modalités de collaboration avec les associations gérant des EPSR. Nous ne doutons pas que le renforcement des valeurs et des logiques communes, le soutien logistique et technique de l'AGEFIPH seront des atouts dans l'exercice de la mission qui nous est confiée, sous réserve que ces évolutions s'inscrivent bien dans un réel souci de partenariat et de complémentarité qui est selon nous le seul garant d'une juste articulation entre le niveau politique et les acteurs de terrain.

En signant cette convention nous manifestons donc notre volonté d'engagement et aussi notre souhait de voir se développer avec l'AGEFIPH des relations de collaboration riches, efficaces, et consensuelles, dans le respect des spécificités, des contraintes et des valeurs de chacun."

 

 

Jean RAMOUSSE
Président