Numéro 3 - février 2001

 

Le questionnaire que chacun a reçu nécessite en effet de prendre un peu de temps pour se rappeler que notre travail au sein de l'association ne se résume pas seulement à ce que nous considérons être notre quotidien : paperasse, soirée avec les jeunes, nettoyage… Sortons un instant du pragmatisme habituel pour regarder au loin. Notre quotidien, aussi anodin qu'il puisse paraître, est une réelle contribution à l'amélioration de la situation de citoyens en difficultés, et plus globalement une production sociale améliorant les conditions de vie et les dispositifs de protection sociale de notre société. Nous pouvons en être fiers et revendiquer une certaine reconnaissance de notre rôle.
Ceci ne mérite-t-il pas un petit temps de réflexion ? Si, sans aucun doute !
Il convient même MAINTENANT d'exprimer cela de façon explicite et publique, dans notre projet associatif, afin que nos donneurs d'ordres, politiques ou administratifs, nous considèrent à notre niveau de responsabilité et d'engagement.

Avez-vous noté que la réforme de la loi de 75 qui détermine fondamentalement nos organisations a écarté les amendements reconnaissant la place occupée par le secteur associatif (+ de 70%) dans le domaine de la protection sociale et sanitaire ?

Votre réponse est importante (même si elle arrive après les délais fixés),
car le poids d'un projet tient autant à ce qu'il exprime sur le fond,
qu'au nombre de personnes qui le portent.
La considération et les moyens que nous en retirerons se situeront à ce niveau.
Alors prenez la parole… à vos stylos, courage ! et merci !